L’IRG affirme qu’il est urgent de refonder la gouvernance démocratique de façon systémique, à partir de :

 .

Deux enjeux, principaux et imminents :

  • Re-légitimer la démocratie comme système politique face aux réponses populistes surfant sur la défiance vis-à-vis d’institutions qui ne répondent pas suffisamment aux anxiétés sociales ;

  • Appuyer un développement fondé, non plus sur le paradigme économique, mais sur celui politique, pour l’accès effectif aux droits pour toutes et tous, la justice sociale et la durabilité.

Et des convictions fortes :

  • Nos urgences d’aujourd’hui et de demain nécessitent plus que jamais d’activer des Transitions écologiques et sociales en faveur de sociétés plus justes et durables ;

  • La transition démocratique est la « mère des Transitions » : il nous appartient de définir collectivement, avec le plus grand nombre, les valeurs et le modèle de développement auquel la transition écologique et sociale peut aboutir ;

  • Les questions du sens et des valeurs sont structurantes pour la sortie de la crise démocratique ;

  • La démocratie « vivante », « permanente », réelle et effective est un continuum qui s’inscrit dans le temps long et qui ne saurait se cantonner aux seules échéances électorales ;

  • La démocratie est avant tout une manière d’être ensemble, de reconnaître l’autre comme son semblable. La démocratie, c’est un principe d’égalité affirmé philosophiquement et légalement mais aussi inscrit dans la réalité quotidienne. Il ne suffit donc pas de travailler sur les institutions et les outils, il faut également et surtout travailler sur le vivre ensemble ;

  • L’échelon local est un maillon fort de la « chaîne de la transition démocratique », où persistent une confiance et une proximité avec la réalité des besoins et des urgences, il est un espace d’expérimentation et un territoire porteur d’innovations collectives propices à l’action concrète ;

  • La puissance de transformation de nos sociétés réside dans l’articulation des différentes échelles de décision et d’action (du local, au national en passant par l’Europe jusqu’à l’international), des différents acteurs (citoyens, sociaux, publics, économiques, consulaires, etc.) et des sphères individuelles, collectives et institutionnelles ;

  • La nécessité que tous les acteurs aient l’opportunité de réinvestir un rôle politique (dans la co-construction du politique) et de ne pas opposer élu et citoyen, démocratie représentative et démocratie participative, réponses à mettre en place au niveau particulier et au niveau général, local et global ;

  • L’impératif d’agir sur l’intégralité de la « chaîne démocratique », allant des individus aux institutions en passant par les formes d’organisation collective, et sur leurs interactions réciproques.

C’est pourquoi nous proposons de peser sur le système démocratique, pour le renouveler, avec l’initiative des Fabriques de la transition démocratique-FabDem.